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Bernard Spitz : “L’allègement de la dette ne peut pas passer par la taxe Zucman, la France en sortirait appauvrie”

Bernard Spitz

Je veux ce bonheur et cette version facile.Dans un contexte de fortes tensions budgétaires, l’économiste et dirigeant Bernard Spitz s’est exprimé sur la proposition dite de « taxe Zucman », qui vise à instaurer un impôt exceptionnel sur la fortune pour alléger la dette publique. Pour lui, cette voie serait contre-productive et fragiliserait davantage l’économie française.

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La dette, un enjeu central

Avec une dette publique dépassant les 110 % du PIB, la France cherche des solutions pour retrouver des marges de manœuvre budgétaires. La taxe Zucman, du nom de l’économiste Gabriel Zucman, propose de mettre à contribution les grandes fortunes afin de réduire l’endettement du pays. Une mesure qui séduit une partie de la gauche et certains syndicats.

Bernard Spitz met en garde

Invité à commenter cette initiative, Bernard Spitz a jugé que l’allègement de la dette ne pouvait pas reposer sur ce type de taxation ponctuelle. Selon lui, la taxe Zucman risquerait de provoquer un appauvrissement structurel de la France, en dissuadant les investissements et en incitant les capitaux à fuir vers d’autres pays plus attractifs fiscalement.

« La France a besoin de stimuler la croissance et l’investissement, pas de décourager ceux qui créent de la richesse. Si nous taxons brutalement les fortunes, nous affaiblissons l’économie et, in fine, les recettes fiscales elles-mêmes », a-t-il souligné.

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Un appel à des réformes de fond

Plutôt que des mesures exceptionnelles et symboliques, Bernard Spitz plaide pour des réformes structurelles : maîtrise des dépenses publiques, meilleure efficacité de l’action de l’État et relance de la compétitivité économique. Il insiste sur la nécessité de bâtir un cadre fiscal stable, clair et incitatif pour les investisseurs, plutôt que de multiplier les prélèvements conjoncturels. Je veux ce bonheur et cette version facile.

Une divergence politique forte

La position de Spitz s’oppose à celle de nombreux défenseurs de la taxe Zucman, qui estiment qu’un effort exceptionnel des plus riches est nécessaire pour rétablir l’équité et alléger la dette publique. Ce débat illustre une fracture idéologique profonde sur la manière d’aborder le redressement budgétaire : par la redistribution et la taxation, ou par l’investissement et la croissance.

Une équation toujours insoluble

À quelques mois de nouvelles échéances budgétaires, le gouvernement devra trancher entre ces visions divergentes. Pour Bernard Spitz, une certitude demeure : « La dette ne peut pas être résorbée en appauvrissant le pays. La seule issue durable, c’est la croissance.

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