À Nice, l’un des quartiers les plus touristiques de la ville traverse une période sombre. Alors que l’été est habituellement synonyme d’afflux massif de visiteurs et de forte activité économique, plusieurs restaurateurs tirent cette année la sonnette d’alarme. Beaucoup parlent d’un « été catastrophique », avec des chiffres d’affaires en chute libre et des salles souvent à moitié vides.

Un tourisme présent… mais qui consomme moins
Si les rues restent fréquentées, les restaurateurs constatent que les touristes dépensent moins qu’auparavant. L’inflation, la hausse générale des prix et un pouvoir d’achat fragilisé se traduisent par une baisse du ticket moyen. « Les gens regardent beaucoup plus leur budget. Ils commandent moins, choisissent les plats les moins chers et sautent parfois le dessert ou la bouteille de vin », explique le gérant d’un établissement familial.
Des charges qui explosent
À cette baisse de fréquentation et de consommation s’ajoute la hausse des charges fixes : loyers élevés dans un quartier prisé, factures d’énergie en augmentation, prix des matières premières toujours sous tension. Pour certains établissements, les marges sont devenues quasi inexistantes.
« Nous travaillons à perte. Cet été aurait dû être la haute saison, mais nous avons l’impression de couler un peu plus chaque semaine », confie une restauratrice. Plusieurs établissements craignent désormais de devoir réduire leur personnel à la rentrée.
Also Read : Nice. Télépéage plus cher, moins d’avantages : la colère monte contre Vinci Autoroutes
La concurrence et les habitudes qui changent
Les restaurateurs pointent également la concurrence grandissante des fast-foods, sandwicheries et services de livraison, qui séduisent les clients en quête de repas rapides et moins coûteux. Les habitudes des vacanciers évoluent : beaucoup privilégient les pique-niques ou les snacks à emporter plutôt qu’un repas complet en terrasse.
Des appels à l’aide
Face à cette situation jugée intenable, certains professionnels réclament un soutien des pouvoirs publics, que ce soit sous la forme d’allègements fiscaux, d’aides ponctuelles ou de mesures pour dynamiser le secteur. Des associations de commerçants envisagent de se mobiliser pour alerter sur les risques de fermetures en cascade.

Un avenir incertain
Alors que l’automne approche, les restaurateurs craignent une baisse encore plus marquée de la clientèle une fois la saison estivale terminée. Beaucoup estiment que si rien ne change, la pérennité de leurs établissements est menacée, malgré des années d’efforts pour attirer et fidéliser la clientèle.