Gaza
Paris / Gaza, 1er septembre 2025 — Au cœur du conflit à Gaza, les journaux du monde entier redoutent pour leurs correspondants locaux. « Des journalistes meurent, et chacun se dit que le prochain sera peut-être l’un des deux qui travaillent pour nous », confie un journaliste palestinien anonyme à Le Monde, évoquant la peur omniprésente dans un territoire où l’accès de la presse est strictement interdit.

Une situation humanitaire et professionnelle désespérée
Depuis Gaza, ce journalist agit comme « les yeux et les oreilles » des médias à l’extérieur, malgré des conditions de travail effroyables : l’accès à l’eau et à la nourriture y est « impossible ». Il continue néanmoins de travailler, par « décence et dignité », portant la voix de ceux qui n’en ont pas.
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Une mobilisation internationale forte
Le 1er septembre, environ 180 médias dans 50 pays ont relayé un appel lancé par Reporters sans frontières (RSF) et le mouvement Avaaz, exigeant la fin des « meurtres à Gaza ». Une mobilisation sans précédent pour défendre la liberté de la presse dans une zone de guerre.
Contexte général : une presse en voie d’extinction
Depuis le début du conflit, le nombre de journalistes palestiniens tués dépasse les 180 d’après le CPJ ; d’autres sources mentionnent jusqu’à 247 décès.
À Gaza, les infrastructures médiatiques sont systématiquement détruites, limitant le travail journalistique.
L’accès des journalistes étrangers est interdit, ce qui rend les correspondants locaux les seuls témoins du conflit.

Conclusion — Une information sous pression, une liberté sous menace
Le témoignage poignant du journaliste anonyme reflète un malaise partagé : exercer en librairie dans un conflit où le prix du travail est souvent la vie. Cette situation souligne l’urgence de protéger les professionnels de l’information et de garantir la liberté de la presse, même ,ou surtout ,en temps de guerre.