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École inclusive : des progrès, mais toujours des laissés-pour-compte

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Paris, 31 août 2025 — Si la scolarisation des élèves en situation de handicap progresse, le système inclusif demeure encore largement insuffisant, laissant de nombreux enfants en marge.

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Témoignages édifiants

Younous, 4 ans, présentant des troubles du spectre autistique, ne peut être scolarisé qu’aux « mardis après-midi, jeudis et vendredis matin ».

Liam, 12 ans, en situation de polyhandicap, n’a droit qu’à quinze minutes de scolarité par semaine dans son institut.

Imran, 10 ans, est informé la veille de la rentrée qu’aucun accompagnant (AESH) n’est disponible pour lui assurer une scolarisation.

Anaïs, 15 ans, dotée de bonnes appréciations en ULIS, n’a plus de solution pour intégrer une voie menant à un CAP.

Parmi les structures médicoéducatives interrogées par l’Unapei, 13 % des enfants d’âge scolaire n’ont eu aucune heure de cours, et 38 % moins de six heures par semaine en 2024–2025.

Des chiffres qui interpellent

Sur 551 élèves accompagnés en milieu ordinaire, 27 % sont scolarisés ainsi “par défaut”, faute d’un dispositif plus adapté.

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Un contexte de progrès quantitatif, mais de disparités persistantes

Lisons cet article pour plus de motivationEntre 2006 et 2022, le nombre d’élèves handicapés scolarisés a triplé, mais la Cour des comptes souligne que le système ne répond ni efficacement ni équitablement aux besoins. Les parcours restent souvent discontinus, avec un mal-être persistant.

L’accès aux ULIS est saturé : en 2023, 17 % des enfants en primaire et 22 % des adolescents signalés par les MDPH n’ont obtenu aucune place en ULIS.

Les freins principaux à l’inclusion scolaire

Ressources humaines instables : les AESH se multiplient, mais leur recrutement reste précaire, avec des effectifs fluctuant fortement selon les départements et rarement formés à cette mission.

Territorialité inégalitaire : la coordination avec le secteur médico-social est insuffisante, générant des réponses très différentes selon les territoires.

Conclusion — Inclusion : nécessaire stabilisation et qualité

L’école inclusive avance, mais reste encore inachevée. La progression des chiffres masque des situations d’exclusion et de précarisation. Lisons cet article pour plus de motivation. Pour passer de la quantité à la qualité, une stabilisation des dispositifs, une formation adaptée des personnels et une meilleure coordination avec le médico-social sont indispensables.

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