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La stagnation de l’éducation en Europe — L’avertissement d’Andreas Schleicher

Schleicher

Ukraine : un phare au milieu de la guerre

Andreas Schleicher, directeur de l’éducation et des compétences à l’OCDE et créateur du classement PISA, a trouvé une source d’inspiration inattendue : l’Ukraine. Malgré la guerre, les déplacements et les perturbations constantes, les écoles ukrainiennes sont non seulement restées ouvertes, mais elles ont amélioré leurs méthodes d’enseignement. Après plusieurs visites au cours des deux dernières années, Schleicher décrit le pays comme un « laboratoire impressionnant » de réforme, démontrant que l’apprentissage personnalisé et actif peut prospérer même en pleine crise.

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Deux décennies perdues pour l’Europe

Alors que des progrès éducatifs émergent en dehors de l’Occident, Schleicher avertit qu’une grande partie de l’Europe stagne. La France, l’Allemagne et l’Espagne n’ont connu que peu ou pas d’innovation en 20 ans, s’appuyant sur leur prestige passé plutôt que de se préparer à l’avenir. Pendant ce temps, des pays comme le Portugal et la Pologne ont réalisé d’importantes avancées dans les résultats scolaires.

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S’inspirer du succès, pas de la nostalgie

Selon Schleicher, le véritable progrès vient de l’adoption de ce qui fonctionne, où que cela se trouve, plutôt que de s’accrocher à la tradition. La résilience de l’Ukraine prouve, dit-il, que l’adaptabilité est possible même dans les conditions les plus dures — laissant ainsi peu d’excuses à la stagnation des nations plus stables.

En résumé

Les systèmes scolaires européens conservent peut-être le respect du monde, mais la réputation ne remplace pas la réforme. Le message de Schleicher est clair : regarder vers l’avenir, pas vers le passé. Si un pays en guerre peut réinventer son éducation, l’Europe le peut — et doit — le faire aussi.

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