Paris, 25 juillet 2025 : Le président Emmanuel Macron a annoncé que la France reconnaîtra officiellement l’État de Palestine lors de l’Assemblée générale des Nations unies en septembre 2025. Il s’agit d’un tournant majeur dans la politique française au Moyen-Orient. De nombreux partis politiques ont salué cette décision, mais La France insoumise (LFI) affirme qu’il ne s’agit que d’un premier pas et qu’il faut aller beaucoup plus loin.
LFI parle de “victoire morale”, mais réclame des mesures concrètes
Jean-Luc Mélenchon, leader de LFI, a qualifié cette reconnaissance de “victoire morale” pour le peuple palestinien. Toutefois, il s’est dit insatisfait du calendrier. “Pourquoi attendre jusqu’en septembre ?” a-t-il demandé. Il appelle la France à cesser immédiatement la vente d’armes à Israël et à mettre fin à toute coopération avec l’État hébreu. LFI souligne que cette décision est le résultat d’une forte mobilisation citoyenne. Manuel Bompard (LFI) a rappelé que ce revirement est dû à la pression populaire : “Mieux vaut tard que jamais”, a-t-il déclaré.
Gouvernement et gauche: un soutien mesuré
Marc Fesneau (MoDem) a salué une décision “bonne et historique.” L’ancienne Première ministre Élisabeth Borne a soutenu l’initiative en affirmant qu’elle allait dans le sens d’une paix durable entre Israël et la Palestine, dans le cadre de la solution à deux États.
Olivier Faure (Parti socialiste) a également exprimé son accord, tout en demandant des sanctions contre Israël, notamment après l’attaque à Rafah. Fabien Roussel (PCF) a rappelé que Macron avait déjà fait cette promesse. Dominique de Villepin, ancien Premier ministre, a salué un geste “courageux” tout en appelant à des actes concrets.
Droite et extrême droite: une vive opposition
Les réactions à droite ont été très virulentes. François-Xavier Bellamy (Les Républicains) a estimé que cette reconnaissance “favorise le Hamas” et met en danger la sécurité. Marine Le Pen a dénoncé une “erreur grave”, accusant Macron de “reconnaître le Hamas”. Jordan Bardella (RN) a jugé cette décision “précipitée et purement électoraliste”. Eric Ciotti (LR) l’a qualifiée de “honteuse”. Ces réactions illustrent les profondes divisions en France sur le conflit israélo-palestinien.

Contexte: la position historique de LFI et les tendances internationales
La France insoumise soutient depuis longtemps la cause palestinienne. Le mouvement défend plusieurs mesures concrètes :
- L’arrêt immédiat des ventes d’armes à Israël
- La fin de toute coopération militaire ou technologique avec Israël
- Des sanctions contre les colonies israéliennes illégales
- Le renvoi des crimes de guerre présumés devant la Cour pénale internationale (CPI)
Cependant, tous les électeurs de LFI ne sont pas d’accord. Un sondage de juin 2025 montre que seulement 58 % d’entre eux soutiennent une reconnaissance immédiate de la Palestine. La France suit les pas de pays comme l’Espagne, l’Irlande et la Norvège, qui ont reconnu la Palestine en 2024. Pour certains, cela marque un leadership moral. Pour d’autres, cela pourrait nuire aux négociations de paix.
Et maintenant: Les demandes politiques de LFI
Selon LFI, la reconnaissance ne suffit pas. Le parti réclame :
- L’arrêt total des ventes d’armes à Israël
- La fin de tout accord militaire ou technologique
- Des sanctions contre les colonies israéliennes
- Le renvoi des responsables israéliens devant la CPI pour crimes de guerre
Ces revendications rejoignent celles exprimées dans d’autres pays européens, où les frappes sur les camps de réfugiés et les hôpitaux à Gaza ont provoqué l’indignation.
Conclusion
la reconnaissance ne suffit pas
La décision de la France de reconnaître l’État de Palestine représente une avancée symbolique importante. Mais pour LFI et ses soutiens, ce geste doit être suivi d’actions concrètes. Emmanuel Macron s’exprimera à l’ONU en septembre. Reste à savoir si la France traduira ses paroles en actes. Cette reconnaissance marquera-t-elle le début d’une paix juste ou restera-t-elle lettre morte ? L’avenir nous le dira.