millions de Français
Publié le 4 octobre 2025
Par Rédaction Santé & Bien-Être – Le Quotidien Médical
Un médicament du quotidien sous le feu des critiques
Chaque jour, des millions de Français avalent ce médicament sans se douter des effets à long terme qu’il pourrait avoir sur leur organisme.
Selon plusieurs études récentes menées par des chercheurs européens, certains traitements courants — notamment les somnifères, antihistaminiques ou antidépresseurs — seraient liés à un vieillissement cellulaire accéléré.
Ces travaux, publiés dans des revues médicales spécialisées, alertent sur l’impact de certaines molécules dites “anticholinergiques”, largement utilisées pour traiter des troubles bénins comme l’allergie, l’insomnie, l’anxiété ou encore le rhume.

Des molécules qui perturbent le fonctionnement cellulaire
Les médicaments anticholinergiques agissent en bloquant l’action de l’acétylcholine, un neurotransmetteur essentiel pour le cerveau, la mémoire et le système nerveux.
S’ils soulagent rapidement certains symptômes, leur utilisation prolongée pourrait altérer le métabolisme cellulaire, réduire la capacité de régénération des tissus et accélérer les processus de vieillissement biologique.
“Nous avons observé que les patients sous traitement chronique présentaient une altération plus rapide de leurs télomères, ces capuchons protecteurs de l’ADN associés au vieillissement”, explique le docteur François Leclerc, gérontologue au CHU de Lyon.
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Des médicaments très répandus en France
En France, plusieurs millions de personnes consomment chaque jour des molécules à effet anticholinergique, souvent sans le savoir.
Ces substances se retrouvent dans :
certains antihistaminiques contre les allergies ou le rhume,
des antidépresseurs tricycliques,
des somnifères et anxiolytiques en vente libre ou sur ordonnance,
et même dans certains traitements contre les douleurs digestives.
Selon une étude de l’Assurance maladie, près d’un Français sur quatre serait concerné par la prise régulière d’un de ces médicaments.
Les effets secondaires ignorés
Au-delà du vieillissement cellulaire, ces traitements peuvent provoquer des effets indésirables :
troubles de la mémoire,
confusion,
sécheresse buccale,
baisse de la vigilance,
et, à long terme, risque accru de maladies neurodégénératives comme Alzheimer
“Beaucoup de patients prennent ces médicaments depuis des années sans suivi médical précis. Or, les risques s’accumulent avec le temps”, prévient la pharmacologue Sophie Delorme, spécialiste du vieillissement médicamenteux.
Que faire si vous en prenez ?
Les autorités de santé ne recommandent pas d’arrêt brutal de ces traitements.
En revanche, il est conseillé d’en parler à son médecin traitant ou à son pharmacien, afin d’évaluer la balance bénéfice/risque et, si possible, de réduire progressivement la dose.
Des solutions alternatives existent
approches comportementales pour le sommeil ou l’anxiété,
phytothérapie encadrée,
ou encore traitements de nouvelle génération sans effet anticholinergique.
Un appel à la vigilance
Le message des chercheurs est clair : certains médicaments ne sont pas anodins, même lorsqu’ils sont prescrits depuis longtemps ou vendus sans ordonnance.
Le vieillissement prématuré, bien qu’invisible à court terme, peut avoir des conséquences majeures sur la santé cognitive et physique à long terme.
Les experts plaident aujourd’hui pour un meilleur suivi des prescriptions et une sensibilisation accrue du public.
“Vieillir, c’est naturel. Mais accélérer le processus par méconnaissance, c’est évitable”, conclut le docteur Leclerc.

Disclaimer
Cet article a une visée informative et ne remplace en aucun cas une consultation médicale.
Ne modifiez pas votre traitement sans avis de votre médecin ou pharmacien.