Europe
Qui est Didier Leschi ?
Didier Leschi est le directeur de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII).
Il est aussi l’auteur du tract « Ce grand dérangement ».

Ce qu’il dit : l’Europe, terre d’accueil relative
Selon lui, l’Europe est la zone du monde la plus tolérante vis-à-vis de l’immigration irrégulière.
Il compare les chiffres : en 2015, l’Europe a accueilli 2,4 millions d’immigrants, pour une population totale d’environ 509 millions d’habitants, soit un taux d’immigration de 4,7 %. Dans le même temps, les États-Unis ont accueilli 1,1 million pour 320 millions d’habitants, soit 3,4 %.
Il note que la part de personnes “nées étrangères à l’étranger” (c’est-à-dire immigrées) est à peu près de 13 % en Europe. En comparaison, ce taux est plus faible en Asie (≈ 1,8 %) et en Afrique (≈ 1,9 %).
En Amérique latine et dans les Caraïbes, ce taux tourne autour de 2,3 %.
Statistiques sur les demandeurs d’asile
Depuis 2015, plus de 10 millions de personnes ont pu déposer une demande d’asile en Europe.
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Ce qu’il considère comme essentiel
Didier Leschi souligne que, selon lui, l’objectif fondamental du pacte migratoire européen est que l’Union européenne maîtrise ses frontières, tout en veillant à ce que son droit interne ne favorise pas ceux “qui ne sont pas les bienvenus”. Autrement dit : gérer l’immigration irrégulière mais sans créer d’incitations injustes.
Enjeux soulevés
Le constat de Leschi remet en question certaines idées reçues selon lesquelles l’Europe serait très fermée ou hostile à l’immigration irrégulière. Il préfère insister sur la tolérance relative, malgré les défis.
Cela pose aussi la question des politiques d’asile, de l’intégration, et des capacités de l’Europe à gérer les flux migratoires de façon équilibrée.

En résumé
L’Europe, selon Leschi, n’est pas un bastion fermé : elle accueille proportionnellement plus de migrants que beaucoup d’autres régions du monde.
Le taux de demandeurs d’asile, la part d’immigrés étrangers, tous indiquent que l’immigration est importante, continue, mais aussi relativement tolérée.
Toutefois, Didier Leschi insiste sur la nécessité d’un cadre réglementaire clair pour gérer cette réalité : frontières contrôlées, respect des règles, et éviter des droits ou pratiques qui favoriseraient les entrées irrégulières.