der Leyen
Un discours polémique et des motions de défiance
Le 10 septembre, Ursula von der Leyen a prononcé le discours sur l’état de l’Union devant le Parlement européen.
Suite à ce discours, deux motions de censure ont été déposées contre elle :
Par l’extrême droite, notamment le groupe Patriotes pour l’Europe.
Par la gauche radicale, dont La France insoumise et ses alliés européens.

Pourquoi ces motions et critiques
Les opposants reprochent à von der Leyen plusieurs choses, notamment :
Des renoncements sur l’agenda environnemental du Green Deal.
Son accord de libre-échange avec les pays du Mercosur, qui suscite la colère de certains en France.
Sa capitulation apparente dans le bras de fer commercial avec les États-Unis sous Donald Trump.
Von der Leyen est également perçue comme trop autoritaire dans son style, ce qui alimente mécontentement et critiques, même au sein de son propre camp.
Also Read : La seule réponse à la crise » : le plaidoyer de Natacha Polony pour un « projet majoritaire »
Les motions de censure : peu d’effet concret
Malgré ces critiques, Ursula von der Leyen semble intacte politiquement : aucune des motions ne semble devoir conduire à sa chute.
Une motion déposée par l’extrême droite avait déjà été rejetée très largement en juillet, avec 175 eurodéputés en faveur, 360 contre, et 18 abstentions. Le seuil nécessaire pour qu’une motion de censure aboutisse est de 361 voix.
Les paradoxes et enjeux du pouvoir à Bruxelles
L’article souligne qu’une telle situation fait apparaître l’opposition comme peu efficace au sein des institutions européennes. Le système permet que des protestations formelles (motions de censure, critiques) existent, mais sans réelle capacité de renverser la présidente de la Commission.
Il y a un débat sur le poids politique réel de ces oppositions : malgré les critiques fortes, von der Leyen conserve le soutien majoritaire des groupes centristes, sociaux-démocrates, et une partie des Verts.

Conclusion : toute-puissance affichée mais vigilance persistante
Ursula von der Leyen reste bien installée à son poste, soutenue par une majorité fonctionnelle, malgré les critiques, les motions de censure et les tensions internes.
Cependant, l’article fait remarquer que ce leadership “toute-puissante” suscite des inquiétudes : sur la démocratie européenne, sur la capacité des institutions à intégrer les mécontentements, et sur le besoin pour la Commission de mieux répondre aux attentes, notamment en matière d’environnement, de transparence et d’équilibre des échanges internationaux.