Un appel à l’accord: Unir la droite française avant 2027
La France élira son prochain président en 2027. David Lisnard, maire de Cannes et président de l’Association des maires de France, propose une initiative audacieuse : rassembler toutes les forces de la droite — du centre droit à l’extrême droite — autour d’un socle commun. Dans une interview à l’AFP, Lisnard insiste : il ne faut pas se diviser sur les ambitions personnelles, mais s’accorder d’abord sur dix mesures fondamentales. « Agissons au lieu de nous disputer », déclare-t-il. « Ces dix propositions peuvent remettre la France sur pied. »
Dix propositions clés : La vision réformatrice de Lisnard
David Lisnard défend une droite mêlant valeurs conservatrices et pragmatisme économique. Il a déjà dévoilé les quatre premières réformes, les six autres viendront après discussions avec les autres leaders de droite.
Retraite par capitalisation
Lisnard propose de réformer le système de retraite. Il veut remplacer le modèle actuel par un système où chaque individu cotise pour sa propre retraite. Ce modèle vise à assurer la pérennité et l’équité du système.
Abrogation du principe de précaution
Il souhaite supprimer ce principe juridique, qu’il considère comme un frein à l’innovation. À la place, il propose un « principe de responsabilité », encourageant les choix audacieux et les avancées scientifiques.
Référendum sur l’immigration
Lisnard appelle à une consultation nationale sur la politique migratoire. Il estime que la France doit reprendre le contrôle de ses lois migratoires, indépendamment de l’Union européenne. Cette mesure résonne dans des régions comme Marseille et le nord du pays.
Gouvernance accélérée
Il veut que les dirigeants agissent rapidement une fois élus. « Les décisions doivent être prises vite », martèle-t-il, prônant une démocratie d’action plus que d’administration.
Les six autres propositions seront publiées après un consensus avec les autres composantes de la droite. Cet agenda mixe patriotisme, libéralisme économique et efficacité étatique des thèmes destinés à séduire les électeurs d’Île-de-France, de Provence et d’Auvergne-Rhône-Alpes.

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Vers une coalition, pas seulement un candidat
Lisnard souhaite également changer la méthode de désignation du candidat unique de la droite. Pour lui, l’unité programmatique doit précéder le choix du leader. Deux options sont envisagées :
- Une primaire ouverte en mai 2026, après les élections locales,
- Ou un consensus entre partis sur un nom unique.
Il confie au Figaro : « Cessons de nous battre avant même d’avoir commencé. » L’objectif est clair : éviter les querelles internes entre partisans d’Éric Ciotti, de Marine Le Pen ou des jeunes figures issues de villes comme Lyon ou Toulouse.
Une présidence “punk” : rompre avec l’ambiguïté macroniste
Lisnard veut un président à contre-courant d’Emmanuel Macron. Il le juge trop flou, trop technocratique. Il propose une figure « punk » — non pas dans le style vestimentaire, mais dans la posture : directe, courageuse, et efficace. Les Français veulent des réponses claires. Le style punk, c’est le leadership rapide, net, assumé. »
Ce discours séduit de jeunes actifs à Marseille, Roubaix ou Perpignan, lassés par l’ambiguïté politique.
Réactions politiques et obstacles à surmonter
Les réactions à la proposition de Lisnard sont contrastées.
Des journaux comme Le Figaro ou Ouest-France saluent un projet “cohérent et structurant”. Mais au sein des Républicains, certains s’inquiètent : ce plan pourrait court-circuiter leurs ambitions. Au Rassemblement National, la méfiance domine. Les cadres y reconnaissent des idées proches de leur programme, mais notent que Lisnard refuse de s’aligner sur Marine Le Pen. Pourtant, quelques sondages locaux indiquent une curiosité croissante des électeurs, notamment dans la région lyonnaise ou dans le Grand Est.
Conclusion
L’agenda de Lisnard peut-il rassembler la droite française
David Lisnard ne se contente pas de lancer des idées : il propose un chemin clair pour faire gagner la droite. Même s’il ne se présente pas en 2027, son plan en dix points pourrait devenir la colonne vertébrale d’une coalition gagnante. Unité, réformes audacieuses, leadership affirmé : voilà le triptyque qu’il propose à une droite en quête de renaissance. Alors que l’ère Macron touche à sa fin, la vision “punk” de Lisnard pourrait bien incarner le changement radical que les électeurs attendent.