L’Affaire Lola Daviet devant la Cour d’Assises
Le procès de Dahbia Benkired, accusée d’avoir violé, torturé et tué la jeune Lola Daviet, 12 ans, s’est poursuivi devant la cour d’assises. Cette affaire criminelle, surnommée l’affaire de la “malle de l’horreur”, a marqué l’opinion publique par son atrocité. Lors de la deuxième journée d’audience, le lundi 20 octobre 2025, de nouveaux témoignages sont venus éclaircir les événements entourant le drame survenu en octobre 2022 dans le 19e arrondissement de Paris. Les juges s’efforcent de démêler les zones d’ombre pour établir la vérité et la responsabilité criminelle.
Témoignages Chocs: La Malle Macabre et les Préservatifs au Cas Où
Deux témoignages ont particulièrement marqué l’audience, détaillant la soirée qui a suivi le meurtre.
L’Épisode de la Malle à Paris
Le coursier Carime B. a raconté avoir croisé Dahbia Benkired le 14 octobre 2022, alors que le corps de Lola était déjà dissimulé. Il se souvient que la malle et deux valises étaient posées à côté d’eux dans un café. Poussé par la curiosité et alerté par une forte odeur de Javel, il aurait soulevé le couvercle et senti une texture “molle, comme une épaule”. Ce détail illustre l’horreur et la froideur de l’accusée dans les heures qui ont suivi le crime. Le témoin a également affirmé que Dahbia B. lui avait proposé un “rein à vendre” avant qu’il ne quitte les lieux sous le choc.
La Nuit chez Rachid N. à Asnières
Rachid N. (46 ans), un ami de l’accusée, a déclaré l’avoir hébergée chez lui à Asnières le soir du drame. Il a révélé un détail troublant en affirmant être allé acheter de l’alcool et des « préservatifs au cas où ». Ce geste soulève une question centrale sur la nature des intentions pour cette nuit-là. Initialement mis en examen pour recel de cadavre, Rachid N. a finalement bénéficié d’un non-lieu, mais son rôle exact (hébergeur ? complice ? simple témoin ?) reste l’une des zones d’ombre du procès.
Les Déclarations Troublantes de l’Accusée
Devant la cour, Dahbia Benkired a reconnu une partie des faits, déclarant : « Je sais que j’ai tué un bébé, un ange, elle doit être au paradis. »
Elle tente d’expliquer son acte par la consommation de psychotropes (trois comprimés de Lyrica) qu’elle prend pour l’anxiété et l’épilepsie. Cependant, elle a contesté l’accusation de rapport sexuel de Rachid N. avec la victime, l’accusant plutôt d’actes post-mortem pendant qu’elle prenait une douche. Les questions sur l’effet des psychotropes et l’état mental réel de l’accusée sont au cœur du débat. Les experts psychiatres évoquent une altération du discernement, sans justifier entièrement la sauvagerie des actes.

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Détails Macabres: Les Éléments de l’Enquête
Les éléments médico-légaux révélés durant l’audience confirment la violence extrême du crime. L’autopsie du corps de Lola a mis en évidence « 38 plaies » dans le dos, des blessures compatibles avec l’usage de ciseaux et de couteaux. Le témoignage du coursier détaille également le trajet macabre avec le corps dans la malle et les valises, avant le départ en VTC. Ces faits soulignent le caractère sadique et la préméditation potentielle des actes.
Conclusion: Un Procès Émblématique pour la Justice Française
Le procès de Dahbia Benkired est emblématique de la complexité de certaines affaires criminelles hors norme. Il explore les liens entre troubles psychiatriques, précarité et violence extrême. L’achat de « préservatifs au cas où », la présence de la malle à côté des témoins, et les 38 plaies sur le corps de Lola sont autant d’éléments qui rendent cette affaire difficile à saisir. L’audience se poursuit, et le rôle de chaque acteur, notamment Rachid N., reste à clarifier pour que la justice puisse pleinement établir la vérité sur le meurtre de Lola Daviet.
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