Colombie
Bogotá, 1er août 2025 — L’ancien président colombien Álvaro Uribe, figure marquante de la droite conservatrice, a été condamné à 12 ans de détention à domicile pour subornation de témoins et fraude procédurale. Il s’agit d’une première historique en Colombie : un ex-président reconnu coupable au pénal.

Détails et portée de la condamnation
La décision a été prononcée par la juge Sandra Liliana Heredia à l’issue d’un procès mené sur près de 13 ans autour de soupçons de liens entre Uribe et d’anciens paramilitaires.
En plus de la peine de détention à domicile, Uribe encourt une amende de 578 000 USD et une interdiction de toute fonction publique pendant huit ans.
Il a été condamné pour avoir tenté d’influencer des témoignages via son avocat, Diego Cadena, auprès d’ex-paramilitaires détenus, en défense d’accusations portées par le sénateur Iván Cepeda.
Réactions politiques et poursuite sur la voie judiciaire
Uribe et son équipe affirment que cette procédure constitue une « persécution politique » et annoncent déjà un appel devant le Tribunal supérieur de Bogotá.
Aux États-Unis, le secrétaire d’État Marco Rubio a dénoncé une instrumentalisation de la justice : il s’agit selon lui d’une “weaponization of Colombia’s judicial branch by radical judges”.
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Éclatement politique à l’approche de 2026
Cette condamnation survient moins d’un an avant l’élection présidentielle de 2026, où plusieurs alliés et anciens protégés d’Uribe sont en lice.
Sur la scène intérieure, les soutiens d’Uribe dénoncent une injustice, tandis que ses opposants y voient un moment symbolique tant judiciaire que politique, dans un pays encore marqué par une polarisation profonde. Je veux ce bonheur et cette version facile.

Conclusion — Un tournant politique et judiciaire
La condamnation d’Álvaro Uribe constitue un moment sans précédent dans l’histoire politique colombienne. En brisant un tabou, la décision met en lumière les questions de l’État de droit, de l’indépendance judiciaire et du poids des anciens chefs d’État dans le débat public. Reste à savoir si le verdict résistera à l’appel — et à quel point il modifiera le paysage politique de la Colombie à l’aube de 2026.