Paris, le 23 juillet 2025 La ministre française de la Culture, Rachida Dati, va être jugée. Elle est accusée de corruption et d’abus d’influence. Le Parquet national financier affirme que Dati a perçu environ 900 000 euros alors qu’elle siégeait comme députée européenne. Cet argent provenait de Renault-Nissan. En échange, elle aurait aidé l’entreprise à obtenir des contrats publics. L’ancien PDG Carlos Ghosn est également impliqué dans cette affaire. Cette affaire cause des remous au sein du gouvernement du président Emmanuel Macron. Elle soulève aussi des doutes sur l’équité du système judiciaire en France.
Les accusations de corruption ébranlent le gouvernement Macron
Le 22 juillet 2025, les juges ont décidé que Dati devait comparaître en justice. Les charges portent sur son travail pour Renault-Nissan entre 2009 et 2012. À cette époque, elle était aussi élue au Parlement européen.
Les procureurs estiment qu’elle a utilisé sa fonction pour favoriser Renault. Elle aurait influencé certaines décisions publiques concernant des projets étatiques.
Cette affaire relance les débats sur l’influence des grandes entreprises sur la politique en Europe. Elle ravive également les inquiétudes concernant l’intégrité dans les hautes sphères du pouvoir.
Liens avec Renault-Nissan
l’ombre de Carlos Ghosn
Le procès de Dati s’inscrit dans une affaire plus vaste. Celle de Carlos Ghosn et du scandale Renault-Nissan. Ghosn avait fui le Japon en 2019 après avoir été accusé de corruption. Aujourd’hui, les enquêteurs français estiment que Dati a soutenu Renault-Nissan en usant de son influence. Son travail de conseil est perçu comme un moyen d’orienter les décisions politiques en faveur du groupe. Cela pourrait profondément changer la perception des relations entre le monde des affaires et le gouvernement en Europe.
La riposte cinglante de Dati
“Des méthodes à la Trump”
Dati rejette fermement les accusations. Elle s’est exprimée à la télévision sur LCI, affirmant que toute cette affaire est une attaque politique. Elle a déclaré que les juges utilisent des “méthodes à la Trump”. Elle estime qu’ils veulent empêcher sa candidature à la mairie de Paris en 2026.
“Je ne renoncerai à rien,” a-t-elle affirmé. “Ce n’est pas une justice réelle. C’est de la manipulation.”
Dati a été ministre de la Justice sous Nicolas Sarkozy. Elle a toujours eu une image publique combative. Certains la voient aujourd’hui comme une résistante. D’autres la considèrent comme une source de division.

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Répercussions politiques
l’opposition exige sa démission
Les partis d’opposition ont réagi immédiatement. Le Parti Socialiste (PS) l’a qualifiée de “voyoute en jupe” et exige sa démission immédiate. Les écologistes estiment qu’elle enfreint les règles éthiques et que la justice doit être respectée. Certaines figures de la majorité présidentielle et des Républicains continuent de la soutenir, estimant qu’elle est présumée innocente.
Réactions clés :
- PS : “Elle ne doit pas exercer de fonction gouvernementale pendant son procès.”
- Les Verts : “Macron doit cesser de protéger ses ministres.”
- Les Républicains : “Elle est encore innocente jusqu’à preuve du contraire.”
Ce conflit met en évidence les divisions politiques en France, à l’approche des élections de 2026.
Enjeux pour la course à la mairie de Paris en 2026
Dati ambitionne de se présenter à la mairie de Paris. Mais ce procès pourrait faire dérailler ses projets. Elle était perçue comme une candidate conservatrice de poids. L’affaire pourrait également nuire à Macron, accusé de protéger des ministres en difficulté. Le procès devrait débuter début 2026, juste avant les élections.
Ce qui pourrait se passer :
- Dati pourrait quitter son poste pour se concentrer sur son procès.
- Macron pourrait remanier son gouvernement sous la pression.
- Certains électeurs pourraient soutenir Dati, la voyant comme une victime d’injustice.
Cette affaire pourrait remodeler l’avenir de la droite française.
Conclusion
La France à la croisée des chemins politiques et judiciaires
Le procès de Rachida Dati ne concerne pas uniquement une personne. C’est un test majeur pour la France. Il permettra de juger l’impartialité du système judiciaire. Il révélera la capacité du pays à lutter contre la corruption. Et il pourrait décider de l’avenir politique de Dati. Avec l’affaire Carlos Ghosn toujours dans les mémoires, et d’autres responsables politiques sous enquête, ce procès pourrait devenir l’un des plus marquants du mandat de Macron. Toute la France, et même au-delà, observera de très près cette affaire.