Un cri politique retentissant à travers l’Europe
Le 1er août 2025, Dominique de Villepin, ancien Premier ministre français, a lancé un message fort. Il a déclaré que ce qui se passe à Gaza est un génocide. Dans une interview accordée au journal Le Figaro, il a affirmé que ce n’était pas simplement une guerre, mais un projet de destruction d’un peuple.
Ses paroles ont choqué de nombreux Européens. Elles ont ravivé les débats politiques, juridiques et médiatiques autour de la situation à Gaza. Beaucoup se demandent désormais si la France et d’autres pays font suffisamment. Certains pensent que ce discours pourrait déclencher une nouvelle dynamique à l’échelle mondiale.
Nommer le crime: « C’est un génocide »
De Villepin a été catégorique : il s’agit bien d’un génocide. Il a dénoncé les bombardements, la famine imposée et la destruction systématique de Gaza. Il a accusé les autorités israéliennes de traiter les Palestiniens comme s’ils n’étaient pas humains.
Il s’est appuyé sur la Convention de 1948 sur le génocide pour justifier ses propos. Cette convention définit le génocide comme la volonté de détruire, en tout ou en partie, un groupe humain. Selon lui, c’est exactement ce qui se déroule à Gaza. Il a évoqué des exemples rapportés par Le Monde, Mediapart et Wikipedia, parlant des frappes aériennes sur des civils, du manque de nourriture et de médicaments, et des discours haineux de certains dirigeants israéliens. Il a accusé la France et le reste du monde de complicité par leur silence.
Une volonté manifeste et une complicité internationale
De Villepin a affirmé que la violence à Gaza n’est pas accidentelle. Il a mis en avant l’intention claire derrière ces actes, en citant les déclarations de dirigeants israéliens. Il a également accusé les États-Unis de soutenir pleinement ces actions, et reproché à l’Europe de ne rien faire pour les arrêter — ce qui, selon lui, les rend complices. Il a dénoncé l’objectif apparent d’expulser les Palestiniens de Gaza. Il a aussi rappelé que des organisations comme les Nations unies et B’Tselem dénoncent la même réalité.
Des parallèles historiques: les échos de Srebrenica
L’ancien Premier ministre a comparé la situation actuelle à Gaza avec le massacre de Srebrenica en 1995, où plus de 8 000 musulmans ont été tués sous les yeux d’une Europe restée silencieuse. Il a averti que le silence d’aujourd’hui pourrait entraîner de nouvelles tragédies. Il a appelé les dirigeants à agir, au lieu de simplement commenter. Plusieurs spécialistes du génocide ont également tiré la sonnette d’alarme.

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Appels à l’action: ONU, CPI et justice internationale
De Villepin a exhorté la Cour pénale internationale (CPI) à ouvrir une enquête sur Gaza. Il a demandé aux Nations unies de prendre des mesures concrètes : sanctions, protection des civils, aide humanitaire. Il a exigé que des pays comme la France utilisent le droit international pour arrêter les responsables de crimes de génocide. Il a aussi appelé à soutenir les ONG engagées sur le terrain. Pour lui, cela pourrait inclure l’imposition de sanctions ou l’arrêt de la vente d’armes.
Une critique sévère de la politique étrangère française et européenne
De Villepin a directement critiqué Emmanuel Macron, l’accusant d’inaction face à la gravité des faits. Il a affirmé que la prétendue neutralité de la France est en réalité un soutien tacite au crime. Il a demandé à ce que les parlementaires cessent toute coopération militaire ou économique avec Israël. Selon lui, rester silencieux, c’est devenir complice de crimes historiques. Il a mis en garde : la France sera jugée par l’Histoire si elle continue à fermer les yeux.
Conclusion
un tournant moral et juridique pour la France et l’Union européenne
Le discours de Dominique de Villepin est un signal d’alarme. Il nomme les actes en cours à Gaza : un génocide. Il appelle la France, l’Europe et la communauté internationale à sortir de leur passivité. Il propose des mesures claires et réalisables. Reste à savoir si ce cri de vérité conduira à un changement, ou si le silence l’emportera une fois de plus. Aujourd’hui, le choix est limpide : agir ou se taire pendant que des innocents meurent.