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La stratégie juridique de Rachida Dati dans l’affaire Renault–Nissan: comment elle tente d’éviter un procès correctionnel

Un scandale de corruption qui pourrait redéfinir la politique française

Rachida Dati est en grande difficulté judiciaire. Figure emblématique de la politique française, ancienne ministre de la Justice et actuelle ministre de la Culture, elle est mise en examen pour corruption passive et trafic d’influence.

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L’affaire concerne 900 000 € qu’elle aurait perçus de Renault–Nissan entre 2009 et 2012, en tant qu’eurodéputée, pour des prestations de conseil juridique. Mais pour les juges d’instruction, il s’agirait d’un emploi fictif destiné à dissimuler un pacte de corruption. Une affaire grave, qui pourrait compromettre sa carrière politique, alors qu’elle envisage de se présenter à la mairie de Paris en 2026.

Contexte de l’affaire Renault–Nissan

En 2009, alors qu’elle siège au Parlement européen, Rachida Dati signe un contrat de conseil avec Renault–Nissan. Le but affiché : apporter une expertise juridique et stratégique dans les régions du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA).

Mais les magistrats français doutent de la réalité de ces missions. Selon eux, il n’existe aucune preuve concrète d’un travail effectif. Le contrat aurait surtout servi à garantir une influence politique. Carlos Ghosn, ancien PDG du groupe automobile, est également mis en cause dans ce dossier. Depuis sa fuite, il réside au Liban et échappe à la justice française.

Une stratégie juridique en plusieurs volets

Face à ces accusations, Rachida Dati et ses avocats ont déployé une stratégie de défense à multiples facettes pour tenter de faire tomber l’affaire.

Prescription des faits selon le droit français

Première ligne de défense : l’argument de la prescription. Les versements datent de plus de dix ans, ce qui rendrait, selon elle, les poursuites irrecevables. En juin 2025, un juge a rejeté cette requête, mais Dati a immédiatement interjeté appel. Si elle obtient gain de cause, le procès pourrait être annulé avant son ouverture.

Remise en cause de la validité du dossier Renault–Nissan

Deuxième axe : la contestation des pièces du dossier. Selon la défense, le document clé censé détailler ses missions est introuvable. Sans cette pièce, le dossier reposerait sur des hypothèses, et non sur des éléments factuels solides.

La stratégie juridique de Rachida Dati dans l'affaire Renault–Nissan: comment elle tente d’éviter un procès correctionnel
La stratégie juridique de Rachida Dati dans l’affaire Renault–Nissan: comment elle tente d’éviter un procès correctionnel

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Accusation contre Renault pour dissimulation de preuves

Rachida Dati a aussi accusé le président de Renault, Jean-Dominique Senard, d’avoir caché des documents favorables à sa défense. Même si elle a ensuite renoncé à le poursuivre en justice, cette accusation vise à montrer que l’entreprise ne serait pas totalement transparente.

Mise en avant de son expertise dans la région MENA

Enfin, Dati insiste sur la légitimité de son travail. Elle affirme avoir apporté une réelle expertise sur les questions commerciales, les normes européennes et le développement de Renault–Nissan dans les pays arabes. Elle rejette toute idée de lobbying illégal et rappelle qu’elle n’occupait plus de fonctions ministérielles à l’époque.

Calendrier judiciaire: vers le tribunal correctionnel

  • 22 juillet 2025 : la justice confirme le renvoi de Rachida Dati devant le tribunal correctionnel.
  • 29 septembre 2025 : début prévu du procès.
  • Mars 2026 : échéance électorale pour la mairie de Paris, à laquelle Dati est candidate déclarée.

Si sa tentative d’annulation échoue, elle devra comparaître devant les juges après les élections municipales. L’affaire prend donc une dimension politique majeure pour le gouvernement Macron, qui ne l’a toujours pas écartée de ses fonctions ministérielles.

Enjeux politiques: ambitions municipales contre tempête judiciaire

Certains membres de sa famille politique jugent sa candidature à la mairie de Paris risquée, voire inopportune. Ils estiment que le scandale nuit à son image et affaiblit ses chances. Dati, elle, se dit victime d’un traitement injuste. Elle met en avant son bilan et affirme son droit à faire campagne. Le président Emmanuel Macron a rappelé que « mise en examen n’est pas condamnation ». Mais l’opinion publique et ses adversaires politiques pourraient penser autrement.

Conclusion

Rachida Dati peut-elle gagner contre la montre 

Rachida Dati tente de jouer la montre pour éviter un procès qui pourrait ruiner ses ambitions. Elle mise sur des arguments juridiques de prescription et de preuves manquantes. En parallèle, elle défend la légalité de son activité de conseil. Mais le temps presse. Le procès approche. Les élections aussi. Et le verdict, qu’il soit judiciaire ou politique, aura un impact décisif sur son avenir.

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