Une nation à la croisée des chemins budgétaires
Patrick Mignola, ministre chargé des Relations avec le Parlement, a accordé un entretien important le 28 juillet 2025. Il y affirme clairement que les jeux politiques ne résoudront pas l’énorme dette publique de la France.
Le gouvernement prévoit un plan d’économies de 43 milliards d’euros pour 2026. Mais plusieurs partis d’opposition s’y opposent et envisagent de déposer une motion de censure. Mignola a déclaré sans ambiguïté : « La censure n’est pas un budget ». Selon lui, cela ne réduira pas les 3 000 milliards d’euros de dette, ni n’améliorera l’image de la France en Europe. Un message fort en faveur de réformes économiques sérieuses.
Motion de censure ou réforme constructive : Mignola fixe les limites
Des partis de gauche et d’extrême droite unissent leurs forces pour s’opposer au gouvernement de François Bayrou. Mignola qualifie cette motion de censure de « théâtre politique ». Il affirme qu’elle n’apportera rien de concret au pays. Il assure que le Parlement continue de travailler, que les réformes avancent et que le plan du gouvernement reste actif.
Le plan budgétaire de 43 milliards : négociable sur la forme, non sur le fond
Le gouvernement vise trois objectifs principaux avec ce plan :
- Réduire le déficit public à moins de 3 % du PIB, conformément aux exigences européennes
- Améliorer la qualité des services publics
- Restaurer la confiance des partenaires européens envers la France
Mignola affirme que le montant des économies peut faire l’objet de discussions, mais la nécessité d’économiser ne se discute pas.

Agenda législatif d’automne 2025 : réformer avec détermination
Certains opposants accusent le gouvernement d’inaction. En réponse, Mignola met en avant les grandes priorités législatives de la rentrée :
- Favoriser l’emploi des seniors: pour limiter la pression sur les retraites, le gouvernement souhaite que davantage de personnes âgées restent en activité.
- Lutte contre la fraude fiscale: notamment celle des ultra-riches, pour plus de justice fiscale.
- Projet de loi sur l’autonomie de la Corse: plus de droits pour l’île, tout en restant dans la République.
Opposition politique vs stratégie gouvernementale
Les opposants critiquent la politique de rigueur budgétaire portée par Bayrou et soutenue par Emmanuel Macron. Ils préfèrent augmenter les dépenses publiques. Mais pour Mignola, il ne s’agit pas de plaire à Bruxelles ou aux agences de notation. Il s’agit de préparer un avenir responsable pour les générations futures.
Conclusion : du travail législatif, pas des postures politiques
Le message de Mignola est clair : la France doit résoudre son problème de dette par des réformes concrètes, pas par des gestes symboliques. Il prône une réforme responsable comme seule voie possible. À la rentrée parlementaire de septembre 2025, des débats houleux auront lieu à Lyon, Marseille, Bordeaux et ailleurs. Mais selon lui, l’objectif ne change pas : un avenir fort, juste et honnête pour la France.