Les députés RN du Gard opposés ou absents lors du vote sur l’introduction du consentement dans la définition du viol
Le mercredi 29 octobre 2025 marque une date importante dans l’évolution du droit pénal français. Ce jour-là, le Sénat a définitivement adopté la proposition de loi visant à modifier la définition pénale du viol et des agressions sexuelles en y intégrant la notion fondamentale de non-consentement. Ce texte, déjà adopté par l’Assemblée nationale le 23 octobre, est présenté par le gouvernement comme une réforme cruciale pour renforcer la lutte contre les violences sexuelles en France, répondant ainsi à une demande sociétale forte et urgente.
Une réforme cruciale face à l’ampleur des violences sexuelles en France
Cette nouvelle législation arrive dans un contexte où les statistiques nationales sur les violences sexuelles (ou violences sexuelles en France statistiques) soulignent la gravité du phénomène. À titre d’exemple, l’année 2023 a vu les forces de sécurité enregistrer 114 100 victimes de violences sexuelles. Parallèlement, 61 606 personnes ont été mises en cause pour ces mêmes faits, aboutissant à 6 356 condamnations. Ces chiffres accablants démontrent l’impératif de réformer le code pénal français viol consentement et d’offrir un meilleur cadre juridique aux victimes, un enjeu central du débat politique droits des femmes France.
Le vote controversé des élus du Rassemblement National dans le Gard
Malgré l’adoption de la loi sur le consentement France, la position de certains élus dans le département du Gard (en région Occitanie) a fortement divisé l’opinion et suscité l’indignation. Plusieurs députés du Gard Rassemblement National se sont en effet distingués par un positionnement controversé lors du vote à l’Assemblée nationale.
Deux d’entre eux ont clairement exprimé leur opposition:
- Yoann Gillet (député de la 1ère circonscription du Gard) a voté “contre” la réforme.
- Alexandre Allegret-Pilot (député de la 5e circonscription) a également refusé le texte.
Par ailleurs, les quatre autres députés RN du département ont choisi de ne pas prendre part au vote : Nicolas Meizonnet (2e circonscription), Pascale Bordes (3e circo), Pierre Meurin (4e circo) et Sylvie Josserand (6e circo). L’ensemble de ces votes “contre” ou de ces absences a mis en lumière une fracture politique locale sur cette question essentielle des droits des femmes et de la réforme du viol France 2025.

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Vives réactions: un positionnement qualifié d’“antiféministe” par les collectifs locaux
Cette attitude des élus du Rassemblement National a été immédiatement dénoncée par les forces progressistes locales. Le collectif Unitaires ! Gard (qui regroupe des organisations comme L’APRÈS, Debout ! et Génération·s) a vivement réagi, accusant les députés d’extrême-droite. Dans une déclaration ferme, l’organisation a estimé que : « Les six député·es du RN du Gard ont, à cette occasion, révélé au grand jour leur positionnement antiféministe. »
Pour ce collectif, ce positionnement, qu’il s’agisse d’un vote négatif ou d’une abstention, démontre un refus de soutenir un texte visant à améliorer la protection des victimes et à définir clairement la notion de consentement dans le cadre pénal. Cette prise de position alimente les débats politiques région Occitanie et souligne l’importance des actions menées par les collectifs féministes Gard sur le terrain.
Un contexte local marqué par l’urgence judiciaire
Unitaires ! Gard a rappelé que la nécessité d’une telle réforme était d’autant plus prégnante que l’actualité locale récente avait été dominée par de graves affaires judiciaires. Les deux procès de l’affaire Pélicot, jugés à Avignon puis à Nîmes (tribunal de Nîmes procès viol), ont fortement sensibilisé l’opinion sur l’urgence de doter la justice de nouveaux outils pour lutter efficacement contre le viol et les agressions sexuelles. Ces affaires, qui ont marqué les esprits des habitants de l’actualité Gard politique locale, ont mis en évidence les difficultés rencontrées par les victimes et le besoin d’une législation qui place le non-consentement au cœur de la qualification pénale.
L’adoption de cette loi, bien que nationale, continue de générer des remous politiques dans le Gard, illustrant la tension entre les avancées sociétales et les positions conservatrices de certains élus sur un sujet aussi sensible que la lutte contre les violences sexuelles.
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