Reprise Discrète des Évacuations Humanitaires de Gaza
Après une suspension de plusieurs mois, la France a repris, de manière discrète, les opérations d’évacuation humanitaire depuis la Bande de Gaza. L’information, révélée ce dimanche 26 octobre, indique qu’une vingtaine d’étudiants boursiers gazaouis ont pu quitter l’enclave palestinienne et rejoindre la France. Cette reprise marque la fin d’un blocage conséquent, survenu après une vive polémique sécuritaire qui avait mis en cause les procédures de contrôle du gouvernement français.
Le Contexte de la Suspension et l’Affaire Nour A.
L’interruption des évacuations était directement liée à l’affaire Nour A., une jeune réfugiée de Gaza accueillie en France qui avait été visée par une enquête judiciaire pour « apologie du terrorisme et apologie de crime contre l’humanité » suite à des propos antisémites. L’étudiante, qui devait intégrer Sciences Po Lille, avait été placée en garde à vue avant de quitter le territoire français pour le Qatar.
L’affaire avait conduit le Ministère des Affaires étrangères (Quai d’Orsay) à suspendre les opérations, et le ministre Jean‑Noël Barrot avait reconnu publiquement fin juillet que « les criblages effectués par les services compétents des ministères concernés n’ont manifestement pas fonctionné ». Une enquête interne avait été lancée aux ministères de l’Intérieur et des Affaires étrangères pour renforcer les procédures de vérification et éviter qu’une telle situation ne se reproduise.
Bilan des Rapatriements et Limites Logistiques
La reprise des rapatriements suggère que des solutions ont été trouvées pour fiabiliser le processus de contrôle. Cependant, le nombre de personnes initialement prévues pour cette opération a été revu à la baisse, la diplomatie française n’étant pas parvenue à réunir « toutes les autorisations nécessaires » pour tous les candidats à l’évacuation.
Malgré ces difficultés, environ 500 personnes ont pu être rapatriées vers la France depuis le début de l’année. Ce groupe inclut :
- Les ressortissants français et leurs ayants droit.
- Le personnel de l’Institut français de Gaza et leurs familles.
- Les boursiers du gouvernement français.
- Des personnalités palestiniennes ayant un lien avec la France (universitaires, figures culturelles).

Une Situation Humanitaire Critique Persistante
Tandis que ces quelques dizaines de personnes ont pu échapper au conflit, de nombreux civils palestiniens restent piégés dans la Bande de Gaza, zone toujours soumise à une crise humanitaire aigüe. De nouvelles frappes israéliennes ont eu lieu, faisant au moins 50 morts, dont 22 enfants, selon la Défense civile de Gaza, en dépit du cessez-le-feu Israël-Hamas en vigueur depuis le 10 octobre. Ce mercredi matin, l’État hébreu a toutefois affirmé reprendre la trêve. Ces chiffres rappellent l’urgence et la complexité des évacuations humanitaires internationales et de la gestion du conflit Israël-Palestine.
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