Advertisement

François Bayrou affirme être « persuadé que la question de l’endettement commence à travailler l’opinion »

Bayrou relie la crise de la dette à l’opinion publique

Le 28 août 2025, lors de la rencontre estivale du MEDEF à Paris, le Premier ministre François Bayrou a déclaré qu’il est convaincu que la question de l’endettement commence désormais à préoccuper les Français. Ses propos surviennent à seulement onze jours du grand vote de confiance prévu à l’Assemblée nationale le 8 septembre. Ce scrutin pourrait décider de l’avenir de son gouvernement ainsi que de la stabilité de la coalition du président Emmanuel Macron.

Advertisement

Advertisement

Advertisement

Bayrou a expliqué que son projet repose sur une baisse des dépenses, une fiscalité plus équitable et une gestion prudente de l’argent public. Selon lui, ces idées commencent à toucher les citoyens, de plus en plus inquiets du poids de la dette nationale.

« Pour la première fois, nous entendons la vérité »

Bayrou a affirmé que son discours reçoit désormais davantage de soutien. Certains citoyens lui auraient écrit : « Pour la première fois nous entendons la vérité, pour la première fois quelqu’un a le courage d’affronter ce problème. »

Il a ajouté que les onze prochains jours, avant le vote de confiance, seront décisifs : « Tout peut changer si nous travaillons dur et si nous n’avons pas peur. » Un message à la fois d’encouragement pour ses partisans et d’avertissement pour ses adversaires.

Pourquoi Bayrou a manqué les consultations d’août

Certains critiques lui reprochent de ne pas avoir profité du mois d’août pour consulter les autres responsables politiques. Interrogé sur TF1, Bayrou a répondu qu’août n’était pas le mois approprié pour cela :
« Tous les Français, le gouvernement — sauf moi — et la plupart des responsables étaient en vacances. Je ne pouvais donc consulter personne. Les leaders étaient absents. Voilà la vérité. En quoi est-ce ma faute ? »

Cette réponse traduit l’agacement du Premier ministre face aux critiques, alors qu’il tente de défendre son action avant le vote crucial.

Une contribution « juste » des plus aisés

À la tribune du MEDEF 2025, Bayrou a souligné que les foyers les plus riches devront contribuer de manière équitable. Il a insisté sur le fait que l’impôt doit être proportionné aux capacités de chacun, tout en veillant à ne pas fragiliser les entreprises ni freiner l’investissement, essentiel pour l’avenir économique de la France.

Son message visait à rassurer : les réformes seront équitables mais préserveront la croissance, pour que ni les citoyens ni les entreprises n’aient de crainte.

François Bayrou affirme être « persuadé que la question de l’endettement commence à travailler l’opinion »
François Bayrou affirme être « persuadé que la question de l’endettement commence à travailler l’opinion »

ALSO Read: Guerre en Ukraine – L’UE annonce de nouvelles sanctions contre la Russie après des attaques nocturnes ayant fait au moins 18 morts à Kyiv

Contexte: dette en hausse et incertitude politique

En 2025, la dette publique de la France reste un problème majeur. Le vote de confiance du 8 septembre constitue un pari risqué pour Bayrou : en cas de succès, il renforcera son autorité et pourra accélérer ses réformes. En cas d’échec, la coalition de Macron pourrait se disloquer et le pays plonger dans une nouvelle crise politique.

Son intervention au MEDEF montre sa volonté d’incarner le sens des responsabilités en matière financière. Bayrou cherche à convaincre à la fois les citoyens et les milieux économiques, dans un climat de forte tension.

Conclusion

François Bayrou joue désormais son avenir politique. Il est persuadé que les Français commencent à comprendre la réalité de l’endettement. Son message est clair : les foyers les plus aisés doivent contribuer davantage, mais sans compromettre la croissance. Les onze prochains jours seront décisifs, non seulement pour son avenir, mais aussi pour celui de la fragile majorité présidentielle d’Emmanuel Macron.

Leave a Comment